Voleur de poupées
Pour une dernière fois, je contemplais le visage si parfait de l’une des poupées de ma collection. Depuis ma plus tendre enfance, posséder de belles choses était ma plus grande passion. Tout petit, je cherchais des roches et des pièces de monnaie; je ressentais beaucoup de fierté et de satisfaction face à mes possessions. Rien n’était plus merveilleux que de les admirer, bien rangées et classées. Mon bonheur ne cessa de croître le jour où je découvris les poupées, lorsque je fus un peu plus vieux.
Ces mignonnes petites créatures, si belles et si parfaites, qui ne semblaient exister que pour être aimées et regardées, me passionnaient. Cependant, je n’avais pas ce qu’il fallait afin de m’en procurer une, ce qui me rendit profondément malheureux. Je ne pouvais que les dévorer des yeux de loin. Toutefois, mon adoration grandissante ne se limita pas longtemps aux observations distantes : sur un coup de tête, un soir, j’en volai une. Personne ne me remarqua, la brunette dans les bras, toute serrée contre moi, lorsque je la rapportai à mon appartement. Quelle joie et quelle satisfaction! Je pouvais la toucher, la regarder de près et surtout, la posséder. Comme elle était jolie, malgré sa mine si triste et son immobilité. Quelques jours plus tard, je m’étais mis en quête de lui trouver une amie tout aussi ravissante. Je volai donc une autre poupée et plusieurs autres finirent par suivre. À chacune d’elle, je vouais un grand amour sans borne. Quelle joie et quel bonheur! Qui ne pouvait pas les adorer? Si adorables et si dociles, toujours silencieuses, elles me comblaient de félicité. Sauf que j’en voulais toujours plus à aimer et posséder!
Un soir, j’étais sur le point de m’emparer d’une petite blonde particulièrement délicieuse avec ses grands yeux bleus et ses longs cheveux pâles, mais je fus forcé de m’enfuir, car son propriétaire m’avait surpris. Je commençai alors à avoir peur. Il m’avait vu, la police finirait par me trouver s’il me décrivait ; il ne s’agissait pas de mon premier vol de poupée ayant déjà un maître. S’ils découvraient que c’était moi, ils me prendraient mes chéries! Personne ne pouvait donc comprendre mon attachement pour elles? Elles étaient ma raison d’être, je n’existais que pour les chérir et les collectionner!
Je profitai des derniers moments que je passais avec mes belles petites. J’effleurai et embrassai leur visage immobile, sans vie. Ensuite, j’allais chercher mon vieux pistolet. Lorsque les policiers défonceraient la porte de mon appartement et qu’ils l’envahiraient, je ne serais qu’un cadavre de plus parmi ceux de ces jeunes filles qui me faisaient tant penser à des poupées.














Devious Comments
Comments
--
Evidence. Vous aveugle quand elle ne crève pasles yeux. Gustave Flaubert
Ça me rappelle un peu quelques lignes que j'ai déjà écrites, c'était pour un travail et ça parlait d'un marionnettiste. M'enfin c'est rien comparé à ton histoire, c'est super bien écrit et tout. reAaaah j'adore ...
C'est trop injuste, notre prof refuse de nous faire écrire quoi que ce soit, sinon des textes explicatifs sur la cigarette ou le virage à droite ... Bleeeeeh ... Dire que l'an passé on fesait qu'écrire des histoires d'horreur
Mais sinon, merci beaucoup, j'suis contente que ma tite nouvelle te plaise ^^- et merci beaucoup pour le
Mais faut dire que cette année, c'est des textes argumentatif et des nouvelles... avoir une opinion sur les cigarettes, ça va... élaborer 400 mots sur le virages à droite..o_o...QUEL ENNUI! o_O ...
En plus le point de vu nous est bien souvent imposé ... supposément pour nous ouvrir l'esprit ou un truc du genre ... bleeeh
jadore ! trop marginal xDD
continu le bon travail petite étoile ^^
--
(\ /)
(¤.¤)
(") (") °BloÖ°
Previous Page12Next Page